Pause Patrimoine : les huîtres de Courseulles

© Carte postale de la collection de Jean Warnier

Courseulles fut depuis les Romains un centre d’élevage d’huîtres. Encore aujourd’hui, les pêcheurs continuent à commercialiser et élever des huîtres.

Au siècle dernier, Courseulles fournissait Paris à l’aide de « comètes », voitures à cheval, qui mettaient 3 jours à faire le parcours jusqu’à la capitale.

Vers la fin du XIXe siècle, le commerce des huitres appartient à 4 familles : les maisons Héroult, Costil, Biron et Michel. Le marché est très important à Courseulles et pendant trois-quarts de siècle, les marchands d’huîtres sont les nouveaux seigneurs de la ville. Négociants et armateurs, on les appelait les « Messieurs ». En 1899, il existe 14 parcs qui, avec leurs dépendances, avaient une superficie de plus de 8 hectares.

Après un déclin de l’ostréiculture, notamment avec les nouveaux transports à vapeur qui permettaient aux autres lieux de pêche d’expédier eux-mêmes leurs huîtres à la capitale, tous les parcs qui bordaient la rue Foch actuelle sont comblés et des constructions commencent à s’élever avant 1914.

En 1955, un jeune Courseullais, Gilles Benoist, a l’idée de créer de nouveaux parcs. La renommée des huîtres de Courseulles renaît après des décennies de léthargie.

Dans les années 1980, son fils Jean-Christophe Benoist reprend l’affaire, aujourd’hui aidé par son fils Corentin.

Source : Livre de Jean Le Délézir

© Carte postale de la collection de Jean Warnier