Histoire et patrimoine

Courseulles-sur-Mer est une terre marquée par son histoire riche. Avant la guerre, elle était reconnue comme une station balnéaire vivante et un pôle économique dynamique.

Les origines de la ville

L’origine de la ville de Courseulles-sur-Mer remonte à l’époque gallo-romaine. Elle était alors considérée comme un endroit stratégique du fait de sa proximité directe avec la Manche, ce qui constituait un avantage stratégique pour le commerce.

Des témoignages de l’existence de Courseulles remontant au XIIe siècle, indique quelques feux au lieu-dit les fosses Saint-Ursin, actuellement le carrefour des routes de Beny/Reviers, qui formaient le berceau de notre cité.

Aujourd’hui, Courseulles-sur-Mer constitue une petite ville régionale de plus de 4200 habitants dont l’évolution s’est faite au gré du temps, des aléas économiques et grâce entre autre, à la présence du port

D’où vient « Courseulles » ?
La dénomination « Courseulles » a évolué au fil des siècles : d’abord Cursella, Corceulle, puis Courseulla, et enfin Courseulles..


Situation géographique et population

Courseulles est la seule fenêtre sur la mer du Canton de Creully (auquel Courseulles appartenait autrefois) et cette ouverture a été un des moteurs de son évolution démographique.

La situation géographique à l’embouchure de la Seulles impliquait tout naturellement une vocation maritime.

Au début du XXe siècle au recensement de 1901, Courseulles comptait 1 315 habitants. Aujourd’hui, nous en comptons plus de 4 200 habitants et quintuple sa fréquentation en période estivale.
Cette croissance constante depuis 1936, trouve en partie son explication dans une profonde évolution des mentalités, dans l’arrivée du temps de loisirs avec les congés payés et le développement des loisirs liés à la mer.


Pause Patrimoine


Seconde Guerre Mondiale

Le 6 juin 1944, la plage de Courseulles faisait partie du secteur Mike Green et Red de Juno. La prise de Juno fut assignée à la 3e Division d’infanterie canadienne commandée par le major-général Rodney Keller. Le secteur Mike devant Graye-sur-Mer et Courseulles devait être contrôlé par la 7e brigade appuyée par le 6e régiment blindé canadien (1st Hussars). Malgré la mer démontée qui interdisait une mise à l’eau aisée des chars amphibies, quelques chars des 1st Hussars purent atteindre la terre pour la 7e brigade contrairement à la situation à Bernières-sur-Mer.

Léo Gariépy

Au cours des combats, le tankiste Léo Gariépy tira sur la Kommandantur, le quartier général des communications du secteur Le Clos Charlotte. Ceux qui en sortirent les bras levés furent le premier groupe de soldats allemands à être pris vivants dans Courseulles durant l’opération Overlord. Léo Gariépy revint à Courseulles pour y finir ses jours. Léo Gariépy a été nommé Citoyen d’honneur de Courseulles et enterré en 1972 dans le Carré des Victimes Civiles au cimetière de Courseulles selon ses souhaits.

Premier port libéré, le port de Courseulles fut le siège d’une intense activité jusqu’à la mise en service de Port Winston à Arromanches. Pendant 3 mois, mille tonnes de munitions et matériels ont transités chaque jour par Courseulles.

Le 14 juin 1944, le général de Gaulle traversa la Manche à bord du destroyer La Combattante et débarqua sur la côte entre Courseulles et Graye-sur-Mer. Une croix de Lorraine a été érigée à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance en 1990, sur un chemin desservant la plage à la limite des deux communes. Une plaque commémorative se trouve près de la maison de la mer, à la sortie du port.

La Combattante

La Combattante est un navire torpilleur de classe Hunt de type III, initialement baptisé HMS Haldon par la Grande-Bretagne, et cédé aux Forces Navales Françaises Libres en 1942.

Déployé au sein de la force J le 6 juin 1944, il mouille devant Courseulles-sur-Mer et bombarde les forces allemandes dans ce secteur, détruisant notamment un canon allemand de 88 mm camouflé dans une maison.

Le 14 juin 1944, le célèbre navire transporte le Général de Gaulle pour son retour en France.

Dans la nuit du 22 au 23 février 1945, La Combattante est coupée en deux à mi-longeur par une mine sous-marine en Mer du Nord et sombre : 67 marins perdent la vie à la suite de ce drame, une douzaine de blessés et 117 survivants.