Pause Patrimoine : les chantiers Labrèque

© Carte postale de la collection de Jean Warnier

En 1876, Louis Labrèque fonde son premier chantier naval rue du Bassin. Il réparait les bisquines utilisées pour la pêche aux huîtres et les goélettes (navire à voile ayant en général 2 mâts) qui exportaient le guano (engrais fait d’excréments d’oiseaux et provenant du Pérou) ou importaient le charbon d’Angleterre.

A sa mort, son fils Arthur prend sa suite en ouvrant un second chantier et construit des chaloupes de pêche, des bateaux de plaisance et des « Picoteux ».

En 1933, les fils d’Arthur prennent sa suite et continuent l’entreprise familiale. Avant 1939, ils construisent un grand hangar avec rails de lancement sur le plateau de l’avant-port avant 1939.

La station balnéaire prenant de l’essor, les frères Labrèque construisent de plus en plus de bateaux de plaisance. Qualité et finition allaient de pair. Chaque pièce, ajustée avec soin, témoignait d’un travail fait avec patience et compétence.

A leur arrivée, les Allemands rasent le chantier de l’avant-port. Celui de la rue du Bassin reste en activité. Mais en 1944, l’un des frères est tué lors d’un bombardement. Les 2 frères continuent la fabrication artisanale des bateaux mais l’ère du plastique commence et les coques moulées apparaissent sur le marché.

Ainsi, en 1964, après 3 générations et 98 ans d’activité, la tradition artisanale des Labrèque disparait.

Source : Livre de Jean Le Délézir